Evaluation externe finale de projet « Communauté Appuyée pour une Résilience Durable à Vangaindrano (Madagascar) »
PRESENTATION DU PROJET
Informations générales sur le contexte d’intervention
Madagascar est fréquemment touchée par des catastrophes naturelles, cyclones, inondations et pics de sécheresse, se classant parmi les dix pays les plus vulnérables aux catastrophes dans le monde, et le pays d’Afrique le plus exposé aux cyclones. Madagascar est particulièrement frappé par les cyclones, généralement plusieurs fois par an, notamment dans le Grand Sud-Est. En moyenne, selon les estimations, les pertes directes dues aux vents, aux inondations et aux marées de tempête associées aux cyclones tropicaux s’élèvent à 87 millions de dollars par an, représentant 86 % des pertes totales dues aux catastrophes naturelles (cyclones, inondations, séismes) dans le pays (Banque Mondiale & GFDRR, 2016).
Les communautés du Grand Sud-Est sont particulièrement impactées par les cyclones et sont confrontées à une insécurité alimentaire accrue, une situation qui s’est intensifiée depuis 2022, en raison des cyclones tropicaux successifs ayant fortement perturbé les moyens de subsistance locaux, exacerbé les maladies infantiles et limité l’accès aux services sociaux de base (OCHA, Madagascar, Humanitarian Response Dashboard, janvier 2023 – mai 2024).
Le projet se déroule dans les communes de Sandravinany et d’Amparihy Est, dans le District de Vangaindrano de la région Atsimo Atsinanana. Cette région est l’une des régions dans lesquelles plus de 43% des communes ont une population considérée comme très pauvre (Bulletin SISAV 2022), y compris les deux communes d’intervention. Ces communes regroupent des ménages dont les principales sources de subsistance, l’agriculture et la pêche, sont gravement affectées par divers facteurs climatiques. Les cyclones ont un fort impact sur les moyens de subsistance des ménages, qui, confrontés également à une pauvreté structurelle, à des problèmes de gouvernance et à la sécheresse, entre autres, ne parviennent plus à se rétablir avant la saison cyclonique suivante. Au cours des dernières années, le district de Vangaindrano a été classé en phase 2 (stress) ou en phase 3 (crise) d’insécurité alimentaire aiguë selon l’indice de l’IPC, les périodes de crise coïncidant généralement avec les saisons cycloniques et les périodes de soudure.
La période de soudure 2024 a été particulièrement difficile, marquée par des pluies importantes et des inondations qui ont dévasté les habitations, perturbé l’agriculture et réduit l’accès aux services essentiels. Ces conditions ont exacerbé les vulnérabilités des communautés et ont rendu la situation alimentaire encore plus précaire.
De plus, les communes ciblées par le projet sont relativement isolées et n’avaient encore jamais bénéficié d’intervention humanitaire, contrairement à d’autres communes environnantes. Elles ne sont d’ailleurs actuellement pas couvertes par d’autres acteurs humanitaires, à l’exception du Fonds d’Intervention pour le Développement qui a commencé récemment des activités dans ces communes.
Présentation du partenaire
Sampan’Asa momba ny Fampandrosoana FJKM (SAF/FJKM) est le Département pour le Développement de l’Église de Jésus Christ à Madagascar, créé en 1974. Il s’agit d’une organisation non gouvernementale malgache qui intervient dans les domaines de l’humanitaire et du développement social et économique à Madagascar. Sa mission est d’œuvrer pour la dignité de l’homme, et sa vision est de considérer l’homme, à la fois acteur et finalité du développement, comme étant digne de l’image de Dieu, vivant dans une communauté responsable et active. SAF/FJKM dispose d’un siège social à Antananarivo et de 59 antennes réparties sur 21 régions du pays, incluant 35 dispensaires et 24 unités de développement. L’organisation mobilise également plus de 10 000 volontaires, qui jouent un rôle clé dans l’implémentation des projets. SAF/FJKM intervient dans cinq domaines : la gestion des risques et des catastrophes, la santé, la sécurité alimentaire et la nutrition, l’environnement et les changements climatiques ainsi que le secteur de l’eau, assainissement et hygiène.
Description du projet à évaluer
Le projet « Communauté Appuyée pour une Résilience Durable à Vangaindrano » (CARD), mis en œuvre du 1er août 2023 au 30 novembre 2024, visait à renforcer la résilience des communautés vulnérables aux effets des aléas climatiques et catastrophes naturelles, dans les communes de Sandravinany et d’Amparihy Est, à travers l’amélioration de leur sécurité alimentaire et leur préparation face aux risques de catastrophes. Il s’agit du premier projet réalisé en partenariat entre le Secours Catholique – Caritas France (SCCF) et SAF/FJKM.
La stratégie pour pouvoir résoudre les problèmes identifiés prévoyait un appui aux secteurs de l’agriculture et de la pêche, à travers des formations sur les pratiques agroécologiques et de pêche durables et résilientes, destinées à 100 ménages pêcheurs et 100 ménages agriculteurs. Des intrants et équipements ont également été fournis à ces ménages pour permettre non seulement un usage personnel mais aussi une dissémination des bonnes pratiques au sein de leurs communautés, avec l’appui des équipes du partenaire.
D’autre part, le projet prévoyait de renforcer la préparation des communautés, face aux risques d’aléas (cyclones et inondations), à travers des actions de réduction des risques de catastrophes identifiées de façon participative, notamment via l’expérimentation de l’Approche Orientée Changement. SAF/FJKM a accompagné les communautés sur l’établissement de plans de réduction des risques de catastrophes, la création d’un comité de Gestion de Risques de Catastrophes (GRC) et le financement de 8 actions locales prioritaires.
Enfin, 300 ménages vulnérables ont bénéficié d’une assistance sous la forme d’Argent Contre Travail ou de Cash Inconditionnel (pour les ménages avec incapacité physique) pendant 2 mois, durant la période de soudure en 2024. Ces ménages ont travaillé à la réhabilitation/construction d’infrastructures communautaires en lien avec la production agricole, identifiées de façon participative. Cette activité permettait ainsi de répondre à leurs besoins essentiels pendant les mois les plus compliqués (post-cyclone et pré-récolte) tout en améliorant des infrastructures communautaires accessibles à tous.
Objectifs du projet
Objectif global : Contribuer à renforcer la résilience des communautés aux effets des aléas climatiques et catastrophes naturelles, dans le District de Vangaindrano, Région Atsimo Atsinanana, Madagascar.
Objectif spécifique : Améliorer la sécurité alimentaire des communautés vulnérables ainsi que leur préparation face aux risques climatiques et aux catastrophes naturelles, dans le District Vangaindrano, Région Atsimo Atsinanana, Madagascar.
Résultats attendus du projet
Résultat 1 : Des ménages vulnérables sont soutenus pour couvrir leurs besoins essentiels pendant la période de soudure 2024.
Résultat 2 : Les moyens de subsistance des communautés sont soutenus à travers des pratiques agroécologiques, durables et résilientes.
Résultat 3 : L’engagement des communautés locales et acteurs locaux dans la préparation face aux risques climatiques et aux catastrophes naturelles est renforcé.
Groupes cibles et bénéficiaires du projet
Les bénéficiaires du projet CARD sont des habitants des communes de Sandravinany et d’Amparihy Est. Le ciblage des bénéficiaires directs a été réalisé de manière participative, à travers une enquête baseline identifiant les ménages vulnérables selon des données socio-économiques, la mise en place de comités communautaires de ciblage composés de représentants des autorités locales, des groupes vulnérables et des organisations de la société civile, ainsi qu’un processus de validation communautaire.
Le projet cherchait à atteindre 3050 bénéficiaires directs, en considérant une moyenne de 6 membres par ménage, répartis comme suit :
- 100 ménages agriculteurs ;
- 100 ménages pêcheurs ;
- 300 ménages soutenus à travers des assistances humanitaires ;
- Au moins 50 personnes bénéficiant de renforcement de capacité en GRC/RRC.
Le projet visait également 2250 bénéficiaires indirects pour les deux communes.
OBJECTIFS DE L’EVALUATION
Objectif général
L’objectif de cette évaluation finale externe est d’analyser l’impact du projet CARD. Cette évaluation doit mesurer les changements réalisés en matière de sécurité alimentaire, de résilience et de préparation aux catastrophes, ainsi que l’efficacité des approches mises en place. L’évaluation fournira également des recommandations pour garantir la durabilité des résultats obtenus par le projet.
Objectifs spécifiques
- Déterminer dans quelle mesure le projet a réussi à atteindre les résultats et les objectifs établis tels qu’énoncés dans la proposition de projet ;
- Identifier les bonnes pratiques et les leçons apprises, particulièrement de ciblage et de redevabilité vis-à-vis des populations, et formuler des recommandations afin de fournir une assistance durable et satisfaisante aux personnes ciblées ;
- Évaluer la pertinence de la stratégie de mise en œuvre ainsi que des méthodologies et procédures associées.
CRITERES DE L’EVALUATION
Pertinence, cohérence, stratégie d’intervention du projet
- La sélection des zones ciblées était-elle appropriée afin d’atteindre les personnes les plus vulnérables en besoin d’assistance ?
- L’intervention était-elle adaptée aux évolutions des besoins, des capacités, des risques et du contexte ? Les objectifs du programme répondent-ils aux attentes des bénéficiaires ?
- Les mécanismes de ciblage ont-ils été inclusifs et ont-ils permis d’atteindre les populations les plus vulnérables ? Comment a-t-on identifié les groupes vulnérables ?
- Les risques et contraintes sont-ils régulièrement identifiés, analysés et les plans adaptés pour que l’action proposée soit réaliste et sûre pour les communautés ?
- Existe-il une cohérence interne ? (Synergies et interdépendances entre les interventions menées par SAF/FJKM, ainsi que la cohérence entre l’intervention et les normes et standards auxquels l’organisation adhère).
- Existe-il une cohérence externe ? (Cohérence entre l’intervention considérée et celles menées par d’autres acteurs dans le même contexte).
- Le projet a-t-il mobilisé des complémentarités avec d’autres actions et la coordination avec d’autres acteurs?
- Les besoins non couverts ont-ils été signalés à des organisations dotées de l’expertise et du mandat pertinent, ou bien un plaidoyer a-t-il été mené pour que ces besoins soient pris en charge ?
Efficacité et efficience du projet
- Les objectifs ont-ils été atteints ? Les indicateurs prévus permettent-ils de mesurer l’accomplissement de l’objectif spécifique ?
- La mise en œuvre des activités permet-elle de répondre aux priorités du projet et des populations ?
- Le chronogramme est-il conçu en fonction des moments les plus propices aux activités, en tenant compte de facteurs tels que les facteurs climatiques ou saisonniers, et a-t-il été respecté ?
- Les standards techniques pertinents et les bonnes pratiques employées dans le secteur humanitaire ont-ils été utilisés ?
- Dans quelle mesure le suivi et l’évaluation du projet contribue-t-il (ou non) à l’efficacité de la stratégie (outils, méthodes et mécanismes de suivi et évaluation) ?
- Les ressources humaines et financières allouées au projet ont-elles été suffisantes et appropriées ?
- Le projet a-t-il été conçu et les processus mis en œuvre pour garantir l’utilisation efficiente des ressources, en trouvant un équilibre entre la qualité, le coût et le respect des délais de chaque phase de l’intervention ?
- Les ressources ont-elles été gérées et utilisées pour atteindre l’objectif prévu, en minimisant les gaspillages ?
- Les supports et accompagnements fournis par le SC-CF ont-ils été suffisants et bien adaptés aux besoins du partenaire ? Quelles améliorations pourraient être mises en place ?
Impact et durabilité du projet
- Le projet a-t-il contribué à renforcer la résilience des communautés d’intervention face aux aléas climatiques ?
- Le soutien apporté aux 300 ménages vulnérables sous forme d’Argent Contre Travail a-t-il permis de répondre efficacement à leurs besoins essentiels pendant la période de soudure, tout en améliorant les infrastructures communautaires ?
- Dans quelle mesure les ménages agriculteurs et pêcheurs ont-ils pu diversifier et améliorer leurs moyens de subsistance grâce aux formations et aux intrants fournis par le projet ? Les bénéficiaires ont-ils adopté de nouvelles pratiques sur le long terme suite à la formation ?
- Dans quelle mesure les actions de préparation aux risques de catastrophes, y compris l’élaboration de plans et la mise en place d’un Comité de Gestion des Risques de Catastrophes, ont-elles renforcé la capacité des communautés à anticiper et à répondre efficacement aux cyclones et inondations ?
- Quels sont les effets imprévus du projet, positifs ou négatifs, sur les moyens de subsistance des ménages et leur préparation face aux risques de catastrophes (cyclones, inondations) ?
- Les résultats du programme auront-ils une chance de perdurer après l’arrêt du financement du SC-CF ?
- Quels sont les principaux facteurs qui influencent la réalisation ou la non-réalisation de la durabilité du projet ?
- Une stratégie de transition ou de sortie a-t-elle été prévue dès les premières phases du projet afin de garantir des effets positifs à plus long terme et de réduire les risques de dépendance ?
- L’intervention a-t-elle contribué au développement du leadership local et des initiatives locales en ce qui concerne leurs capacités de premiers intervenants dans l’éventualité des prochaines crises, tout en prenant des mesures pour garantir que les groupes marginalisés et défavorisés soient représentés de façon adéquate ?
Redevabilité
- Des informations ont-elles été fournies aux communautés et personnes affectées par la crise à propos de l’organisation, des principes qu’elle respecte, du comportement qu’elle demande à son personnel, des projets qu’elle met en œuvre et de l’aide qu’elle cherche à apporter ?
- Ces informations ont-elles été fournies dans des langues, formats et médias facilement compréhensibles, respectueux et adaptés aux différents membres de la communauté, en particulier les groupes vulnérables et marginalisés ?
- Les communautés sont-elles satisfaites de la communication sur le projet ?
- Les critères de sélection des bénéficiaires étaient-ils bien compris par les communautés ?
- Le caractère inclusif de la représentation a-t-il été assuré, en impliquant la participation et l’engagement des communautés à toutes les phases de l’intervention ?
- Donne-t-on à tous les groupes au sein de la population affectée, et notamment aux personnes marginalisées et vulnérables (femmes, personnes âgées…), une possibilité équitable de faire valoir leurs avis ?
- Les communautés et les personnes affectées par la crise ont-elles été encouragées et aidées à faire part de leur niveau de satisfaction par rapport à la qualité et à l’efficacité de l’aide reçue, en accordant une attention particulière au genre, à l’âge et à la diversité des personnes qui donnent leur avis ?
- Les communautés et les personnes affectées par la crise ont-elles été sensibilisées sur la mise en œuvre et le suivi des processus de traitement des plaintes ? A-t-on communiqué sur la manière dont le mécanisme était accessible et sur le périmètre des problématiques qu’il pouvait traiter ?
- Les plaintes ont-elles été gérées en temps voulu, d’une façon juste et adaptée qui priorise la sécurité du plaignant et des personnes affectées à toutes les phases ?
- Le personnel signe-t-il un code de conduite ou un document similaire ? Si tel est le cas, reçoit-il des explications à ce sujet ainsi que sur les autres politiques pertinentes lui permettant de bien les comprendre ?
METHODOLOGIE DE L’EVALUATION
L’évaluation finale du projet adoptera une approche participative, visant à impliquer activement toutes les parties prenantes, y compris les communautés, les bénéficiaires des deux communes du projet, le personnel de SAF/FJKM et d’autres acteurs pertinents. Une telle méthodologie est attendue pour faciliter une analyse approfondie des résultats et des perceptions des acteurs impliqués. À cet égard, des techniques de diagnostic participatif (observation directe, focus groups, entretiens individuels, …) seront privilégiées pour recueillir des données qualitatives sur l’impact du projet et obtenir des retours sur sa mise en œuvre. Par ailleurs, une analyse des documents et données existantes devra compléter les informations collectées sur le terrain.
L’évaluation devra également porter une attention particulière à la communication et à la redevabilité vis-à-vis des parties prenantes, en évaluant la transparence et l’efficacité des mécanismes de gestion du projet et de sélection des bénéficiaires.
Des recommandations pratiques devront être formulées dans le but d’améliorer la durabilité et l’efficacité du projet et de renforcer la stratégie d’accompagnement du SC-CF auprès du partenaire SAF/FJKM.
La méthodologie de réalisation de l’évaluation sera explicitée par la/le.s consultant.e.s dans son/leur offre. La qualité de la méthodologie proposée constituera un critère déterminant dans le choix final des consultants.
ASPECTS TECHNIQUES DE L’EVALUATION
Calendrier de l’évaluation
- Publication de l’offre : mars 2025
- Réception des propositions : jusqu’au 15 avril 2025
- Processus de sélection : fin avril 2025
- Début de l’évaluation : mi-mai 2025
- Partage du rapport initial : mi-juin 2025
- Présentation/restitution des résultats de l’évaluation par visio-conférence : juillet 2025
- Partage du rapport définitif : fin juillet 2025
Budget disponible
Le budget maximum disponible pour cette évaluation est de 10 000 euros.
Présentation du rapport et livrables attendus
Il sera demandé à l’équipe d’évaluation de fournir :
- Un rapport initial ou provisoire en français, détaillant la méthodologie de collecte des données – le(s) questionnaire(s) pour la collecte des données, le plan de travail et les délais pour la soumission et l’examen (envoyé + présenté/restitué dans le délai raisonnable) permettant la prise de connaissance de l’ensemble des documents par les intéressés.
- Un rapport définitif en français (en version électronique sous format Word, entre 15-20 pages maximum, sans compter les annexes). Ce dernier sera accompagné d’un résumé exécutif de 3-4 pages maximum incluant l’essentiel des informations du rapport. Le rapport intégrera les remarques émises lors de la réunion de restitution. Il sera la propriété du Secours Catholique – Caritas France et de SAF/FJKM qui pourront le diffuser si nécessaire.
Le rapport d’évaluation devra contenir l’index suivant :
- Résumé exécutif : (3-4 pages au maximum) : y compris les principales conclusions et recommandations.
- Introduction :
- Antécédents et objectif de l’évaluation.
- Questions initiales et critères : définition.
- Description résumée de l’intervention évaluée, résumé des antécédents, organisation et gestion, acteurs impliqués et contexte dans lequel se déroule l’
- Méthodologie utilisée lors de l’évaluation.
- Méthodologie et techniques appliquées.
- Prérequis et limites de l’étude réalisée.
- Analyse de l’information collectée et réponses aux questions clés des critères d’évaluation.
- Conclusions de l’évaluation, vis-à-vis des critères d’évaluation établis.
- Leçons apprises des conclusions générales illustrant de bonnes pratiques et pouvant rétro-alimenter les actions de l’intervention ou servir pour des futures interventions.
- Recommandations classifiées selon le critère choisi par l’équipe d’évaluation. Si possible, mentionner les acteurs et les actrices auxquels s’adresse la recommandation.
- Annexes :
- Les TdR,
- Le plan de travail, la composition et la description de la mission ;
- Méthodologie proposée, techniques et sources utilisées pour collecter l’information ;
- Révision documentaire : liste des sources secondaires utilisées ;
- Entretiens : liste d’informateurs, plans des entretiens, transcriptions et notes ;
- Enquêtes : modèles, données brutes collectées et analyse statistique ;
- Ateliers participatifs : rapport et produits ;
- Réactions et commentaires de la part de différents acteurs sur la version préliminaire du rapport si ces derniers sont pertinents, notamment en cas de désaccord n’ayant pas été reflété dans le rapport.
REMISE DES OFFRES
Profil recherché
L’étude sera menée par un cabinet ou un(e) consultant(e) justifiant :
- Une expérience d’au moins 5 ans dans l’évaluation de projets humanitaires ;
- Une expérience obligatoire à Madagascar, accompagnée d’une bonne connaissance du contexte local et d’une capacité d’accès sur le terrain ;
- D’amples connaissances de méthodes et techniques de recherche tant quantitatives que qualitatives avec un accent sur la théorie du changement ;
- Une connaissance de la Norme Humanitaire Fondamentale (Core Humanitarian Standard) ;
- Une maîtrise des techniques participatives et autres approches de collecte et d’analyse des données relatives ;
- Une excellente maitrise du français, du malgache; la compréhension du dialecte du grand Sud-Est (Antesaka, Antemoro, Antefasy) serait un plus
- Une capacité à mettre en avant des dynamiques de groupe, à organiser et à proposer des ateliers de débat et à préparer des documents de capitalisation.
Présentation de l’offre technique et de l’offre financière
Les propositions techniques et financières devront respecter les caractéristiques suivantes :
- Une synthèse de direction de 2 pages au maximum, mettant en évidence les points forts de la proposition et en quoi elle répond aux attentes du SCCF et de son partenaire;
- Offre technique : indiquant la compréhension des termes de références, une proposition de la méthodologie d’évaluation choisie, les références sur les prestations similaires (réalisés par le ou les consultants proposés)avec des preuves à l’appui (un exemple d’une évaluation déjà réalisée, des copies de contrat ou attestation de prestation de services, maximum 3 références), un curriculum vitae détaillé et actualisé du consultant ou des membres composant l’équipe du cabinet ou de l’équipe de consultance (+ organigramme de l’équipe), la matrice d’évaluation et un calendrier provisoire détaillé renseignant sur la durée de l’étude ;
- Offre financière : L’offre économique doit contenir tous les détails possibles, incluant les taxes et impôts avec le budget global en euros (Hors taxe et toutes taxes comprises si TVA applicable) et les prix détaillés (honoraires, déplacements…). Sachant que les frais autres que les honoraires seront remboursés aux frais réels engagés sur présentation d’une facture avec les justificatifs correspondants
Modalités de candidature
Seuls les consultants indépendants dument enregistrés ou salariés d’une société de conseil peuvent répondre. Une couverture assurance santé, évacuation médicale, accident et responsabilité civile sera exigée.
Les offres techniques et financières sont à envoyer par e-mail en précisant l’objet « EVAL/CARD » avant le mardi 15 avril 2025 minuit (heure française, UTC+02) à Léa Gareton, Chargée de projets Afrique & Océan Indien (lea.gareton@secours-catholique.org) et à l’adresse : dept.personnelappuiexterne@secours-catholique.org
Seuls les candidats présélectionnés seront contactés pour la suite du processus.
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